Un jour, en commençant à frotter sa plume timide sur ce papier, elle se souvint...
Je me se souvins de ces jours sans pleurs, entre ses bras inquisiteurs, amoureuse de l'impossible. Le temps ne découlait qu'en parcelles infimes alors que notre connaissance l'un de l'autre grossissait à chaque seconde. Non ce n'était pas quelques mois d'amour à mes yeux, mais quelques années. Cette aventure, si courte fut elle avait emplie ma vie de connaissances sans pareilles.
Aujourd'hui encore j'en tire les bénéfices, toujours à côté de cet homme, non pas amant, non pas ami, mais frère, comme je me plais à l'écrire et à le dire. Frère oui, car nous ne pouvons nous voir au quotidien, comme chien et chat nous pouvons nous sauter à la gorge. De caractères dissemblables à caractères si rapprochés, il n'y a de demi mesures. Les qualités qu'il faut mais aussi les défauts qu'il ne faut pas. Tout est un mélange exceptionnel, pour faire de nous des êtres éloignés et si proches, sans l'avouer, sans le voir, pudique à tant d'heure, et muet pendant trop longtemps.
J'aime cette sincérité de rapports sans égal mais aussi le conflit qui en découle parfois. Je ne suis pas parfaite, loin s'en faut je le sais. Je m'adresse à toi : c'est vrai, tu ne m'as jamais laissée dans l'indifférence, car celle convenue suivait une colère implacable, ça n'est donc pas comparable. Ton lunatisme m'énerve et m'amuse à la fois. J'apprends à comprendre comment tu es, comment m'éloigner, comment rattraper mes erreurs, comment aussi me taire. Mais tu as tant à apprendre toi-même. J'ai hâte de voir qui tu seras dans 5 ou 6 ans, quel homme tu seras devenu, où tu te seras dirigé, si tu auras enfin trouvé ta voix. Je l'espère, car dans ta vie, c'est la chose qui te manque le plus, à mon sens. L'incertitude mène parfois au désastre, tu te laisses tant porter, tu me fais sourire. Je ne te connaissais pas ainsi avant, je ne t'aurais jamais cru si aventureux, toi qui refusait de ne pas dormir dans un vrai lit. En y réfléchissant, tu n'as pas changé, tu te découvres simplement.
J'espère qu'un jour tu sauras aller au-delà de tes angoisses parce que je me souviens t'avoir aimé et t'avoir épaulé silencieusement, j'ai ma façon d'agir et toi la tienne. Je me souviens aussi que le rideau est tombé très vite, les illusions ont perdues leur sens. L'ange ne l'est pas tant.
Tu as trouvé l'amour et j'embrasse de milles baisers la personne qui aujourd'hui te rend heureux, Merci.
Maintenant, laissons donc au temps le temps de te découvrir par lui-même !